Les classes préparatoires du Lycée Pierre d’Ailly comprennent deux divisions :
Ces classes préparent au premier chef au concours de l’École Normale Supérieure de Lyon (Lettres et Sciences Humaines). Les étudiants reçus à ce concours sont élèves professeurs, c’est-à-dire qu’ils sont rémunérés pour poursuivre leurs études. Cette préparation est la finalité première de ces deux années et définit le niveau d’exigence de la formation.
Mais cette formation permet aussi de s’orienter vers d’autres débouchés forts intéressants, comme les concours des écoles de commerce, les concours des IEP ou les écoles de journalisme grâce à la BEL (voir ci-dessous).
Enfin le passage dans ces classes constitue également une excellente préparation aux concours de recrutement de l’enseignement : un très fort pourcentage des reçus aux différents CAPES et agrégations sont passés par une prépa.
Dans la mesure où elles proposent, au sein des lycées, c’est-à-dire avec l’encadrement et les conseils d’une équipe pédagogique, une formation exigeante et pluridisciplinaire, les classes préparatoires littéraires constituent, pour des élèves motivés et d’un bon niveau, une excellente alternative aux deux premières années de l’université, qui reconnaît par ailleurs la qualité de cette formation en accordant aux élèves proposés par le conseil de classe une équivalence bac +1 ou bac +2.
Cette formation d’excellence fait acquérir le goût du savoir, la curiosité intellectuelle, l’enrichissement d’une culture générale solide. On travaille beaucoup dans ces classes, mais on y apprend aussi à travailler bien, pour un profit durable.
Il s’agit d’un parcours exigent, qui demande une certaine organisation et de la persévérance, mais à Compiègne, toutes les conditions sont réunies pour mener les étudiants sérieux vers la réussite.
Si : le concours de l’ENS représente l’objectif visé et fixe le cap de la formation, ici comme ailleurs. Nous avons à cœur de donner les meilleures chances d’intégrer à nos étudiants.
À cet égard, soulignons que Compiègne (outre ses succès réguliers aux écoles de commerce, à l’école du Louvre, et dans les cycles universitaires avancés, où ses anciens lui font honneur) enregistre des résultats chaque année au niveau de l’admissibilité ou de la sous-admissibilité.
Cependant, il ne faut pas perdre de vue le paradoxe suivant : la norme, lorsque l’on est étudiant en classe préparatoire — même à Henri IV ou à Fénelon — est de ne pas intégrer. Ainsi, la grande majorité des hypokhâgneux des classes les plus sélectives ne seront pas normaliens en bout de course car seuls 4 % des candidats (dans l’ensemble des prépas littéraires) sont admis à l’ENS !
C’est la raison pour laquelle la BEL revêt une importance capitale : grâce aux épreuves écrites de l’ENS, de nombreuses formations prestigieuses sont accessibles aux candidats de CPGE littéraire !
Il s’agit de la Banque d'épreuves littéraires, un accord conclu entre les ENS (Écoles normales supérieures) et un ensemble d'écoles et formations partenaires.
Elle s’appuie sur six épreuves communes qui permettent de candidater à l’ensemble de ces formations. Cela facilite l’accès à des formations variées, et évite aux khâgneux de passer une multiplicité d’épreuves écrites.
Ainsi, un étudiant n’a plus à passer les écrits de l’ENS, puis les écrits du CELSA par exemple. Grâce à la BEL, il n’a plus qu’à passer les écrits de l’ENS ; le CELSA prend en compte ces écrits pour son propre concours.
En fonction de leurs résultats à ces épreuves, les candidats peuvent alors se présenter aux oraux des écoles pour lesquelles ils se seront préalablement inscrits.
En passant le concours de l’ENS, l’étudiant en classes préparatoires passe en même temps l’écrit ou partie de l’écrit de plus de 30 écoles partenaires. S’ouvrent donc à lui, à l’issue de sa khâgne :
En deuxième année, au moment de l’inscription au concours de l’ENS, vous devrez préciser les écoles que vous comptez présenter sur une page commune ; puis vous vous inscrirez sur le site de chacune des écoles que vous aurez choisies.
Signalons ici que l’inscription au concours de certaines écoles — notamment les écoles de commerce — est payante, contrairement au concours des ENS. Si vous ne voulez passer que l’ENS, il vous suffira de ne cocher que la case concernée.
Oui, mais il faut préciser que cela ne concerne évidemment que les écrits (épreuves d’admissibilité). Un concours, comme on sait, se déroule en deux étapes : premièrement, l’écrit, qui détermine l’admissibilité (premier écrémage, en quelque sorte), deuxièmement, l’oral, qui détermine l’admission (étape à l’issue de laquelle un admissible est reçu — « intègre » — ou non). Les différentes écoles gardent bien sûr leur oral propre, que l’on ne passe que si l’on est admissible à l’issue des écrits. Par ailleurs, certaines écoles de commerce ajoutent d’autres épreuves, qui leur sont propres, au concours commun ; mais celui-ci reste central. Enfin, pour préserver leur identité propre, les ENS de Paris (Ulm) et de Lyon (LSH) prévoient chacune deux épreuves spécifiques. Compiègne prépare ses étudiants au concours de l’ENS-LSH, mais ils peuvent également présenter le concours de l’ENS Paris en passant ces deux épreuves spécifiques — et non, comme auparavant, l’ensemble des écrits.
Non. Il faut bien comprendre que, si elles reconnaissent les notes communiquées par l’ENS pour les diverses épreuves, ces différentes écoles pondèrent les notes chacune à leur manière et fixent le seuil d’admissibilité pour leur concours comme elles l’entendent. En règle générale, leur seuil d’admissibilité sera plus large que celui de l’ENS.
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